Obsession Marlène

Pierre Passebon Collectionneur

 

Si l’on en croit ce bon vieux Larousse, une icône est une image sacrée qui orne les églises de rite chrétien oriental.
C’est également devenu, dans notre aire contemporaine en mal de mysticisme, une personne qui incarne une communauté, un courant, une mode.
Et forcément, le cinéma du siècle dernier aura vu les première icônes superstars naître sous les néons hollywoodiens et les premiers harcèlements de paparrazzi…

Comme Marlène Dietrich
Qui essaie éperdument de rentrer dans les critères de beauté de son époque jusqu’à être découverte puis portée par celui qui deviendra son pygmalion, Josef von Sternberg. Elle impose grâce à lui ses propres critères de beauté.

La beauté hors norme, le style insensé et l’élégance renversante de cette petite actrice allemande changée en star planétaire firent d’elle l’archétype de la vamp fatale. Eclairée à l’écran comme peu le furent avant et après elle. Actrice rayonnante, femme libre, égérie moderne, elle chamboula le paysage esthétique et social en bousculant les conventions établies, n’hésitant pas à s’habiller en homme et à embrasser des femmes, et sur la bouche et sur pellicule.
N’hésitant pas non plus à ne pas dissimuler ses passions amoureuses, qu’elles concernent son mari, ses amants ou ses amantes, Marlene aima aimer. Héroïne romanesque et séductrice romantique, mère d’une famille qu’elle ne cachait pas, elle fut la première à imposer sa fille à Hollywood, qui, jusqu’alors cachait la maternité de ses vedettes pour préserver leur aura de séductrices dégagées de toutes attaches.

Mystère, rareté, subversion, les ingrédients essentiels qui font une icône.
Marlène Dietrich a été photographié par les plus grands : Irving Penn, Richard Avedon, Milton Greene, Willy Rizzo et bien d’autres… Des clichés devenus cultes, d’autres même méconnus, c’est ce que nous propose de découvrir en tout cas la Maison Européenne de la Photographie grâce à Obession Marlène, l’incroyable collection de Pierre Passebon.

Une exposition passionnante forcément, celle d’une légende et peut-être d’une précurseuse.

Francois Gragnon. Theâtre de l’Étoile. 1959.

 

Willy Rizzo. Monte Carlo. 1956.

Obsession Marlène à la Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 25 Février. 5 7 rue de Fourcy, Paris 4. Plein Tarif 9€.

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