Voici un artiste qui nous rapproche de la grâce, de son éternité. Un satellite comme il en passe parfois dans une constellation dépourvue de sentiment et de vérité…
Nous avons été touchés (et pas qu’un peu) par ce jeune et déjà si grand Tamino.
 

 
Tamino, un nom de légende puisqu’il nous évoque forcément le personnage éperdu et courageux de La Flûte Enchantée d’un certain Mozart. Autre temps, autres moeurs, Tamino ne dédie pas son premier album à Pamina comme dans l’opéra mais le dénomme Amir, son second prénom qui signifie « prince » en langue arabe. Car de l’arabe, il y a une influence évidente et magistrale tant ce jeune belge d’origine égyptienne en module les sonorités, les marie avec élégance à d’autres influences, celles-ci plus occidentales puisqu’on pourrait y entendre parfois du Jeff Buckley ou du Cohen saupoudré de quelques mélancolies à la James Blake.
Et la voix de Tamino… Cette voix… Hors du temps, entre les ténèbres et la lumière, parfois râpée comme un vieux velours, parfois aussi pure que celle d’un enfant.
 
Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Bravo Tamino.