Icare. Naïf et inconscient adolescent qui brave l’interdit de son père, Dédale, en s’approchant trop du soleil. Et ces ailes, ces pauvres ailes construites par ce même papa, de cire et de plumes afin de sauver son fils d’une mort certaine. Des ailes pour fuir la Crète et lui sauver la vie. À la condition qu’il ne s’approche pas du soleil au risque de voir ses ailes de cire… fondre.
On connait la suite, le Icare s’élance, s’envole, virevolte, se grise et se brûle les ailes pour mourir précipité dans la mer.

Quel est donc cette étrange idée de Bertrand Burgalat de s’attaquer en musique à cette mythologie grecque ?
Dédale propulse Icare dans la lumière comme Burgalat élance Yuksek ?

Ne soyons pas si tordu (non non pas la peine) Il semble qu’il n’y ait pas tant de réponses envisageables finalement….

Il s’agit d’une danse incantatoire parbleu !! L’appel du soleil, de sa chaleur à nous en brûler les omoplates quand l’hiver n’en termine pas, lui, de nous réfrigérer les orteils et qu’une nouvelle vague de froid soviétique se profile à l’horizon.
L’appel aussi à la désobéissance, cela va sans dire.

Arrosez ce joli cocktail d’un clip acidulé et c’est le coup de soleil garanti en plein hiver ! Succulent.